Immeuble de faubourg, « Haxo-nométrie »

Paris XX, 2010

La rue Haxo, dans cette partie du moins, est constituée d’un collage de bâtiments d’époque, de facture et de hauteurs très différentes. L’hétérogénéité du bâti y est flagrante. Les pignons du bâtiment actuel sont très présents dans le skyline de la rue car ses voisins sont sensiblement moins hauts.
L’ implantation est en « L », similaire à celle du bâtiment qui occupait la parcelle (aujourd’hui démoli). Elle offre l’avantage de développer des façades bien orientées (sud et ouest) en cœur d’îlot. Elle dégage une petite cour plantée, qui profitera du meilleur ensoleillement possible. Les circulations verticales et horizontales sont placée dans l’angle et dans la profondeur du bâtiment, c’est-à-dire la zone la plus éloignée des façades et difficile à éclairer naturellement.
Les façades tirent parti de la particularité de la parcelle : leurs plans sont, selon les niveaux, en avant ou en retrait de la limite de la parcelle avec la rue (le règlement autorise des volumes en saillie de 1 m sur l’espace public lorsque la largeur de la voie est supérieure à 12 m). Ce jeu volumétrique, qui interroge la question du plan de façade, permet au futur bâtiment « d’être urbain » et de dialoguer avec le contexte : en RDC par exemple, il rattrape l’alignement de l’immeuble du 23 rue Haxo (ce qui n’était pas le cas du bâtiment existant). Cette façade subtilement pliée pourrait se comparer à  un système de Bow-window ou d’oriels horizontaux et « dilatés » . Les fenêtres verticales (équipées de persiennes repliables), de par leurs proportions et leur rythme, évoquent les fenêtres des immeubles faubouriens parisiens. Nous sommes donc dans l’interprétation libre d’un archétype (l’immeuble faubourien Parisien) associée à un subtil jeu volumétrique assumant la contemporanéité du projet.

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